Arras 2012

Text from the ninety-fifth commemoration of the Battle of Arras as presented by representatives from Arras and NZETC descendants and supporters.

M.SERIEYS :
Nous voilà donc réunis pour commémorer le 95e anniversaire de la Bataille d’Arras. Avec Frédéric Leturque, maire d’Arras, je remercie de leur présence son Excellence l’ambassadeur de Nouvelle-Zélande, son Excellence l’ambassadeur d’Australie, Monsieur le ministre plénipotentiaire de l’ambassade du Canada, Monsieur le Préfet du Pas-de-Calais, l’attaché de Défense de l’ambassade de Grande-Bretagne et les associations patriotiques françaises et étrangères.

ISABELLE :
We are gathered here this morning to commemorate the 95th Anniversary of the Battle of Arras. With Frédéric Leturque, Mayor of Arras, I would like to thank for their presence Her Excellency of The New Zealand Embassy, His Excellency of the Australian Embassy, The Plenipotentiary Minister of Canada, Monsieur Le Préfet of Pas-de-Calais, the Military Attaché of Defense of the British Embassy and the French and English veterans associations.

M.SERIEYS :
Comme en 1917, nous nous retrouvons à la Carrière Wellington un lundi de Pâques. Il ne neige pas et à l’heure où je vous parle, le premier assaut a été lancé. Sur plus de vingt kilomètres, les troupes du Commonwealth s’élancent sur la ligne de front. Au nord, à Vimy, les Canadiens, dont nous accueillerons dans quelques heures plus de 500 lycéens ; au sud, à Bullecourt, les Australiens, et comment ne pas avoir une pensée ce matin pour Jean Letaille, dont le musée rouvrira ses portes les 25 avril. Mais aussi des Anglais, Ecossais, Irlandais, Sud-Africains, Terre-Neuviens, Indiens… J’en oublie. Et bien entendu les Néo-Zélandais.

ISABELLE :
We are here in front of the Memorial Wall on Easter Monday, and it is not snowing as it was in 1917. On this day at this time the first assault was launched. Over 20 kilometres, the troops of the Commonwealth rushed to the front line. The Canadians in the North. In a few hours we are welcoming 500 students. In the south, the Australians. And today, we have a thought for Jean Letaille, whose museum will open on 25th April. But also, there were the English, Scots, Irish, South Africans, Newfoundlanders, Indians…and of course the New Zealanders.


M.SERIEYS :
Dès 1916, ils œuvrent laborieusement dans ces carrières sous nos pieds. Ils préparent ce 9 avril 1917, aménagent, creusent, relient entre elles ces quelques vingt kilomètres de galeries. Ils sont 450 à débarquer en France, sans savoir quelle serait leur mission et comment leur rôle les lierait pour toujours au destin de la ville d’Arras. Formés à Auckland en 1915, ils relèvent d’abord les Français à Vimy en mars 1916, puis partent dans le secteur de Bailleul. Ils rejoignent enfin les carrières d’Arras qui deviennent leur maison durant deux années. Déjà à l’époque, on travaille en trois fois huit heures.

ISABELLE :
In 1916, they were working hard in the quarries under your feet. They were preparing for the 9th April 1917, digging and linking the underground quarries to create an underground network 20 kilometres long. They were 450 when they arrived in France, at that time they did not yet know how their task would link forever their destiny to the town of Arras. The company was formed at Auckland in 1915, they replaced the French troops at Vimy in March 1916, then they worked in the sector of Bailleul. After that, they worked in the Arras quarries which became their home for two years. At the time, they were working three shifts of eight hours.

M.SERIEYS :
Si j’ai voulu m’attarder quelques instants sur les tunneliers néo-zélandais, c’est pour saluer la présence exceptionnelle parmi nous de quelque uns de leurs descendants. Stuart Park, Jeff Tobin, Garry Preston, Mike Roycroft, Clare Mashiter et son fils Richard ont fait un long voyage jusqu’à Arras et c’est un honneur, empreint de beaucoup d’émotions, que de les compter parmi nous ce matin. Nos premiers échanges remontent à 2008, lors d’un voyage d’études en Nouvelle-Zélande. Ils se concrétisent aujourd’hui et ont vocation à perdurer. Nous avons chacun à apprendre, à partager, à s’enrichir sur l’histoire de ces tunneliers néo-zélandais. Aussi, nous avons souhaité, non pas simplement les mettre à l’honneur, mais les faire participer à cette cérémonie afin que nous partagions leur histoire, notre histoire.

ISABELLE :
I wanted to spend some time talking about the New Zealand tunnellers, and highlight the exceptional presence among us of some of their descendants. Stuart Park, Jeff Tobin, Garry Preston, Mike Roycroft, Clare Mashiter and her son Richard have made a long trip to Arras. We are welcoming them this morning with honour and emotion. Our first exchange dates back to 2008, when we made a trip in New Zealand. That relationship continues today, and will last into the future. Each and everyone of us need to learn, share, know about the history of the New Zealand Tunnellers. So our wish is not only to honour them but to invite them to participate to the ceremony so that we can share their history, our history.

LAURENCE:
La compagnie des tunneliers néo-zélandais arrivent le 15 mars 1916 dans le secteur d’Arras, en réponse à un besoin urgent de l’Armée britannique engagée dans la guerre des mines. Pour cette mission des mineurs expérimentés sont indispensables car ils sont capables de creuser des longs tunnels sous terre pour surprendre l’ennemie. Cette compagnie est composée de mineurs professionnels qualifiés dans l’extraction du charbon, de l’or, et dans la construction de boisages et de voies de chemin de fer.

ISABELLE :
The New Zealand Tunneling Company arrives in the sector of Arras on March 15th 1916, at the request of the British Army for the underground warfare. For this mission, the Army need skilled miners who are able to dig long underground to surprise the enemy. This company is formed with professional miners qualified in the coal and gold industries and construction of timberwork and railway lines.

LAURENCE:
Le travail est dur et le danger omniprésent. En juin 1916, une mine explose et ensevelis les soldats postés dans le secteur.
Ecoutons les mots du tunnelier MacManus évoquer le courage du tunnelier Sergeant Sam Vernon.
Aujourd’hui, le petit-fils du tunnelier MacManus, Garry Preston, nous lit la lettre de son grand-père adressé à l’épouse de Sam Vernon.

ISABELLE :
The work is hard and the danger omnipresent. In June 1916, a mine blows and buries soldiers posted in the sector.
We give the stage to Sapper MacManus evoking the courage of Sergeant Sam Vernon.

The Grandson of Sapper J.E MacManus, Garry Preston, reads today the letter his grandfather sent to Sam Vernon’s wife.


GARRY PRESTON:

“Dear Madam
I extend to you my deepest sympathy in the sad loss sustained in the death of your husband, Sergeant Vernon.
He won the respect of all, because he was a man of iron nerve, well fitted to hold his position. His knowledge of mining was incalculable benefit to the Engineer Tunnelling Company. Only a fortnight ago when an enemy mine explosion buried some of our infantry, he toiled hard in the work of rescue. These men owe their lives to the stimulating example of your brave husband, who ever and always faced risks and dangers fearlessly in the execution of his duty. I am proud to have been a Sapper under his command.”

MARJORIE :
Chère Madame,
Je vous exprime ici ma plus profonde sympathie dans l’épreuve que représente la perte de votre mari, le Sergent Vernon.
Il avait gagné le respect de tous, étant un homme aux nerfs d’acier, fait pour être un bon officier. Ses connaissances de mineur étaient un bénéfice inestimable pour la Compagnie des Tunneliers. Il y a à peine quinze jours, quand l’explosion d’une mine ennemie a enterré une partie de nos fantassins, il s’est donné beaucoup de peine pour les secourir. Ces hommes doivent leur vie à l’exemple stimulant donné par le courage de votre mari, qui a toujours fait face aux risques et aux dangers sans peur dans l’exécution de son devoir. Je suis fier d’avoir été sapeur sous ses ordres.

LAURENCE :
Laissons la parole à Stuart PARK, arrière petit-neveu du Sergent Vernon lire une seconde lettre adressée à son épouse.

ISABELLE:
STUART PARK, great great nephew of Sergeant Vernon reads another letter his wife received.

STUART PARK :
Letter of Lieutenant Thompson, section n°4, New-Zealand Tunnelling compagny.
“Dear Mrs Vernon
As I arrived on the spot almost immediately after your husband was injured and remained with him. Although Sgt Vernon was in terrible pain at the time, he never made the slightest murmur of complaint, he never lost hope and was talking cheerfully all the time. All those about were remarking that he was the gamest man they had ever seen, & that it was no wonder the New Zealanders did so well at Gallipoli, if they were all like him. Any man with less heart would have fainted away almost as soon as he was hit, but Sgt Vernon would not give in the slightest...

When word was quietly passed round in the trenches that Sgt Vernon had gone, there was hardly a word spoken, & all knew that they had lost a friend that it would be very difficult to replace. He was one of our best miners & non-commissioned officers, & was absolutely devoid of fear.
I am pleased to be able to tell you he died as he lived – a brave man doing his duty.”

ISABELLE:
Sam Vernon died on 21st June 1916, he was 36 years old, he is buried at the Faubourg d’Amiens cemetery at Arras.


MARJORIE :
Lettre du Lieutenant Thompson, section n°4, compagnie des tunneliers néo-zélandais.
Chère Mme Vernon
Etant arrivé sur les lieux juste après que votre mari ait été blessé, je suis resté à ses cotés. Même si le Sgt Vernon souffrait terriblement, il n’émit pas le moindre gémissement. Toutes les personnes présentes affirmaient qu’il était l’homme le plus jovial qu’ils n’aient jamais vu et que si tous les Néo-zélandais étaient comme lui, ce n’était pas étonnant qu’ils s’en soient aussi bien sortis à Gallipoli.
Lorsqu’ on fut informé dans les tranchées de la mort du sergent Vernon, pas un mot ne fut prononcé, tous les hommes savaient qu’ils venaient de perdre un ami qu’il serait difficile de remplacer. C’était l’un de nos meilleurs tunneliers et sous officiers, et rien ne pouvait l’effrayer.
Je suis fier de pouvoir vous dire qu’il est mort comme il a vécu : en homme courageux et dévoué. »

LAURENCE :
Sam Vernon est mort le 21 juin 1916 à l’âge de 36 ans, il est enterré au cimetière du Faubourg d’Amiens à Arras.

En février 1916, les soldats français quittent Arras pour Verdun et sont remplacés par les troupes britanniques. Les Tommies découvrent une ville qui n’est plus qu’un amas de ruines.
Sœur Laura James, infirmière néo-zélandaise, est une des premières à s’engager au sein de la section des infirmiers militaires. En début 1917, elle travaille au sein d’un poste de secours dans le secteur d’Arras.
CLARE MASHITER, petite-fille du tunnelier Robert Ronayne nous livre le témoignage de Sœur Laura James découvrant Arras dévasté :

ISABELLE :
In February 1916, the French soldiers leave Arras to go to Verdun and are replaced by the British troops. The Tommies are discovering a town which is nothing but ruins.
Sister Laura James, New Zealand nurse, is one of the first to join the military nurse service. In 1917, she is attached to a Field Ambulance near Arras.

CLARE MASHITER, the Granddaughter of the tunneler Robert Ronayne gives us the account of Sister Laura James discovering the devasted town of Arras.

CLARE MASHITER :

Arras is within a mile and a quarter of the German lines. Although it is in ruins, it still resembles a town. As we passed through the ancient gateway— where one's passes were examined by the British and French sentries — its stillness struck one as being uncanny. Except for the echoing of one's footsteps in the empty streets, the occasional whirr of an aeroplane and the rat-tat-tat of German machine-guns and the frequent thunder of our own guns, there were no sounds to be heard.
The Hotel de Ville is merely a vast stone heap. The Cathedral still has some walls standing. The big railway station I did not see, as it was too dangerous a spot to go near. “

ISABELLE:
Later, the unit of SISTER LAURA JAMES is transferred to the underground hospital at Arras. She is awarded the Military Medal as a result of action in the Battle of Arras and remains one of the most decorated nurses of the Great War.


MARJORIE :
Arras se situe à 2 km des lignes allemandes et bien qu’elle soit en ruines, elle ressemble toujours à une ville.Tandis que nous passions par l’ancienne entrée de la ville, où chaque laissez-passer est contrôlé par les sentinelles britanniques et françaises, nous fûmes frappés par l’étrange tranquillité qui y régnait. Mis à part l’écho de nos pas dans les rues désertes, le vrombissement ponctuel d’un aéroplane, le tac-tac-tac des mitrailleuses allemandes et le vacarme régulier de nos propres armes, pas un son ne perçait. De l’Hôtel de Ville, il ne reste à peine qu’un amas de pierres. La cathédrale, quant à elle, a encore quelques murs qui sont restés débout. Je n’ai pas pu voir la grande gare, car il était trop dangereux de s’en approcher.

LAURENCE:
Plus tard, l’unité de SŒUR LAURA JAMES est transférée dans l’hôpital souterrain d’Arras. Elle est décorée de la médaille militaire pour ses actions lors de la Bataille d’Arras. Elle reste l’une des infirmières les plus décorées de la Grande Guerre.

La Bataille d’Arras se prépare. En novembre 1916, les hauts commandements français et britanniques décident d’une attaque commune pour le printemps 1917. Le plan prévoit une attaque française sur le chemin des Dames, précédée de quelques jours par une attaque de diversion en Artois menée par les troupes britanniques.

L’état major britannique réalise que les carrières de craie du sous-sol arrageois peuvent devenir un formidable outil stratégique.
Pendant 6 mois, les kiwis creusent jusqu’à 80 m de tunnel par jour et relient les carrières entre elles, ainsi ils créent une véritable carte souterraine de la Nouvelle-Zélande, avec des carrières nommées Aukland, Wellington,Nelson, Blemheim, Dunedin.
Les carrières d’Arras deviennent alors une véritable ville sous la ville capable d’accueillir jusqu’à 24 000 hommes sous terre pendant 8 jours.

RICHARD MASHITER est l’arrière petit-fils du lieutenant Robert Ronayne qui nous lit un article de Malcom Ross, correspondant de guerre néo-zélandais découvrant les sous-sols d’Arras avant la bataille :

ISABELLE :
The Battle of Arras is being prepared. In November 1916, The French and British high commands agree on a common attack for the spring 1917. A French attack is planned on Le Chemin des Dames preceded by a diversion in the region of Artois led by the British.
The British High Command realises that the Arras Quarries are an exceptional asset.

For 6 months, the Kiwis dig 80 metres a day and link the underground quarries together. They create a real underground map of New Zealand with quarries named Auckland, Wellington, Nelson, Blenheim, Dunedin.
The Arras quarries become an underground town for 8 days which can welcome 24 000 soldiers.

RICHARD MASHITER, the Great Grand son of Lieutenant Robert Ronayne reads an article written by Malcom Ross, New Zealand war correspondent discovering the Arras undergrounds before the battle :

RICHARD MASHITER :
“A few days ago, on the eve of the great battle, I made another trip to Arras. The troops sheltered in the old caverns in the bowels of the earth—ready, when-the time came, to go in long waves behind the withering barrage across the German lines.
Later on we came upon one of the tunnel entrances, and descending by steps down an incline of one in two found ourselves in a new world, where the cave-dwellers were going to and fro like bees in a hive.
Wires for electric light were fixed along the tunnel walls. On either side were big chambers, and caverns with the roof high above. In one of these we found some New Zealanders installing a dynamo! I looked at the switch-board, and found it was of marble. "Where on earth did you get that from?," I asked. A spectacled engineer screwing at a bolt answered me, "Oh, we got these slabs from the latrines at the railway station!" It was another case of overseas initiative.”

MARJORIE :
Il y a quelques jours, je me suis rendu à Arras à la veille de la grande Bataille. Les troupes s’abritaient dans des cavernes dans les entrailles de la terre, où elles se tenaient prêtes, le moment venu, à partir en masse derrière le barrage assourdissant de l’artillerie et à travers les lignes allemandes.
Nous nous approchâmes de l’une des entrées de tunnel, et descendîmes par pallier le long d’un plan incliné ; en moins de deux nous nous trouvâmes dans un autre monde, où les habitants allaient et venaient comme des abeilles dans une ruche.
Le long des parois du tunnel étaient fixés des câbles pour l’éclairage électriques. De chaque coté il y avait de grandes pièces et des salles dont le plafond était très élevé. Dans l’une d’entre elles nous trouvâmes des Néo-Zélandais qui installaient une dynamo ! Je regardai le tableau électrique, et m’aperçus qu’il était en marbre. « Où diable avez-vous déniché ça ? Demandai-je. Un ingénieur à lunettes qui vissait un boulon me répondit « Oh, on a trouvé ces dalles dans les toilettes de la gare ! »
Un nouvel exemple de l’esprit d’initiative qui règne de l’autre côté du globe !


LAURENCE:
9 avril 1917 à 5h30 du matin les soldats britanniques s’élancent vers les tranchées allemandes et réussissent à percer le front. Il s’agit de la plus grande attaque surprise de toute l’histoire de la Grande Guerre.

ISABELLE :
April the 9th 1917, 5. 30 a.m: The British troops rushed to the German lines and succeed in breaking the front. It is the biggest surprise attack of the Great War.

LAURENCE:
Après la bataille d’Arras, Les tunneliers néo-zélandais continuent leur travail de mineurs sur d’autres fronts, pour construire routes et ponts, ou encore sont envoyés comme soldats combattants sur les champs de bataille.

MIKE ROYCROFT, petit-fils du tunnelier Jim Roycroft nous livre le témoignage de son grand-père, mineur à Waihi avant le début de la guerre.

ISABELLE :
After the battle of Arras, The New Zealand tunnelers continue their work in other parts of the front, to build bridges and roads or are even sent on the Battlefields as soldiers.

Mike Roycroft is the Grandson of Sapper Jim Roycroft, he gives us today the account of his Grandfather, miner in Waihi before WW1.

MIKE ROYCROFT :
“I suppose little Mary and little John are growing big children, I won’t know them when I get back, it is nearly two years since I became a soldier. How the time does fly. The day I landed on the front I thought it was impossible for anybody to live more than a day over here with the shells and bullets and gas, but still I am going strong although the old pants was very nearly dirty the other day.

Talk about lying close to the ground. I longed for a shell hole to get in but was afraid to move. Lay there for twenty minutes with shells whizzing all about me but I still came out alright although very white about the gills.”


MARJORIE :
Je suppose que la petite Mary et le petit John ont bien grandi. Je ne vais pas les reconnaître quand je reviendrai, il y a bientôt deux ans que je suis devenu soldat. Comme le temps passe vite. Le jour ou j’ai débarqué sur le front j’ai pensé qu’il était impossible de vivre plus d’une journée ici avec les bombardements, les balles et le gaz, mais je me suis endurci, même si, mon vieux pantalon n’était pas loin d’être Sali l’autre jour.
D’ailleurs, à propos de ramper par terre, l’autre jour je cherchais un trou d’obus pour me mettre à couvert mais j’étais trop effrayé pour bouger. Je suis resté la pendant vingt minutes avec les obus qui sifflaient autour de moi mais je m’en suis encore sorti avec une grosse trouille.



LAURENCE:
Ce site de la carrière Wellington se souvient et met à l’honneur le travail, les compétences des tunneliers et leur présence dans ces carrières sous la ville d’Arras. Ces tunneliers ont réalisé un ouvrage d’art unique dans toute l’histoire de l’armée britannique qui a permis d’épargner des milliers de vie en avril 1917.
Cet endroit est aujourd’hui un lieu de souvenir en hommage à tous les soldats ayant participé à la bataille d’Arras.

Rendons hommage à ces hommes venus du bout du monde avec cette prière maori.

ISABELLE :
The site of the Wellington Quarry, remembers and honours the work, the competence and the presence of the New Zealand Tunnelers in the underground quarried of Arras. Those tunnelers realised a unique work of art in the whole British Army History and saved thousands of life in April 1917.
This place is today a memorial dedicated to the soldiers who took part in the Battle of Arras.

We are remembering the men from all over the world with this Maori prayer.


RAINA DAVIES :
kia tau ki a tatou katoa te atawhai,
o to tatou ariki a ihu karaiti
me te aroha ote atua
me te whiwhinga, tahitanga
ki te wairua tapu
ake ake amine.

MARJORIE :
Que Dieu soit avec nous aujourd’hui et demain pour les siècles des siècles. Amen

RAINA DAVIES :
May the blessing of the Lord be with each and everyone for ever more.

Amine. (Amen)